La vidéo de la lecture partagée

Géographies de Papier 2021- 2022

Le projet artistique

Présentation des artistes

en attente

La calendrier

Géographies de papier 2021-2022

Résidence croisée littérature et arts plastiques à Grenoble

Les artistes du projet

Nicolas Gaillardon
artiste plasticien, musicien

Élisabeth Chabuel
poète

CALENDRIER

Ce qui s’est passé :

Lectures partagées et lectures musicales
Vendredi 2 juillet de 17h30-19h00
Avec Elisabeth Chabuel écrivaine et Nicolas Gaillardon, plasticien, musicien
Avec la participation des membres de l’atelier d’écriture de la Pirogue
Dans le cadre de la résidence croisée, littérature et arts plastiques Géographies de papier, portée par Médiarts, les habitants et les artistes partagent leurs textes, leurs voix, leur regards poétiques. Au plaisir de vous retrouver.
Café-restaurant La Pirogue
Maison des Habitants Abbaye
Place de la Commune de 1871, 38100 Grenoble
En transport :  C5 Arrêt Saint Augustin, 13 Arrêt Les Bains

Invitation aux habitants
Juin-Juillet-Août 2021
Rencontres sur la place
Géographies de papier année 2
regards artistiques et poétiques sur le Village Olympique
avec Elisabeth Chabuel écrivaine
Nicolas Gaillardon, plasticien
Lectures, ateliers croquis
Dates : mardi 29/06 et 6/07 et 13/07 17h-19h
Village Olympique ( rue Christophe Turc, place Lionnel Terray, rue Claude Kogan)

Atelier d’écriture avec Elisabeth Chabuel
photo Elisabeth Chabuel
Public adulte
Mercredi 25/08
jeudi     26 /08
Vendredi 27/08 de  10h à 12h
A l’espace Prémol
Enveloppe, cocon, barrière, quels sentiments nous inspirent les massifs depuis le Village Olympique ?
En caressant les montagnes du regard, les habitants seront invités à prendre le temps d’accueillir les mots.
Elisabeth Chabuel, dont l ‘œuvre est marquée par l’histoire de la résistance en Vercors, partagera à cette occasion son œuvre avec les personnes participantes.

Ce qui se prépare :

Contacts : Frédérique RYBOLOVIECZ 06 62 70 64 13, frederique.r@mediarts38.fr

PROJET ARTISTIQUE

Résidence croisée littérature et arts plastiques à Grenoble

Présentation du projet
Le projet Géographies de papier est une invitation faite à deux artistes, l’une auteure, l’autre plasticien.ne de s’immerger ensemble sur un territoire, celui du Village Olympique, de porter un regard sensible sur ce territoire et de cheminer ensemble dans la création, chacun avec sa sensibilité, son médium. Médiarts propose aux artistes en création de prendre le temps, le temps du regard, seul, en duo mais également de prendre le temps de l’écoute, de la rencontre avec les habitants.
Pour cette résidence de création et de médiation, Médiarts conçoit et accompagne les différents phases du projet et prépare avec les partenaires les conditions de la rencontre avec les enfants, les jeunes, les adultes.

En 2020 Médiarts a accueilli en résidence Anne-Laure H-Blanc plasticienne et Elisabeth Chabuel, auteure. Ensemble elles ont porté un regard sensible sur le paysage en s’interessant notamment aux traces visibles et invisibles.
« En arpentant le Village Olympique, nous nous sommes attachées aux choses mineures, infimes et intimes. Dès notre première immersion, nous sommes saisies par la prégnance du vivant et de la nature (végétation foisonnante, présence de nombreux oiseaux, de chats, etc.) dans un espace urbain à forte densité humaine.Nous avons constaté qu’il existait au sein de ce territoire, un fort lien entre géographie et histoire. Le réel et le symbolique, le proche et le lointain, l’ici et l’ailleurs y interfèrent constamment ».

En 2021 et 2022 Elisabeth Chabuel poursuit le projet avec ce désir de poursuivre son travail d’écriture nourri des rencontres avec les habitants, elle est rejoint par le plasticien et musicien Nicolas Gaillardon qui de son côté développe une oeuvre plastique et sonore traversée par les questions du temps, de l’attente et de l’étrangeté, créant des œuvres poétiques et énigmatiques où l’objet est une source d’inspiration récurrente. Ses oeuvres prennent des formes diverses d’installations plastiques et sonores, de dessins de film d’animation de performance.

Au fil des mois entre septembre 2021 et décembre 2022, ils vont ensemble tirer des fils de la création et tisser une toile dont les formes artistiques ne sont pas connues à ce jour mais sont prometteuses !

LES ARTISTES DE GEOGRAPHIES DE PAPIER

Présentation de l’artiste Nicolas Gaillardon
Par le dessin, la vidéo, l’installation et la musique, Nicolas Gaillardon développe un univers à la temporalité insaisissable, que l’on peut lire comme une vision archéologique d’un présent en transition. L’artiste nous plonge dans une ambiance de road movie futuriste, où ne subsistent plus que les traces d’un monde que nous pouvons reconnaître comme le nôtre. Il ne s’agit pas de science-fiction. Juste d’un léger décalage avec le réel et la sensation indéfinissable d’arriver juste après ce qui a balayé l’espace du dessin de toute présence humaine. 
Les paysages de Nicolas Gaillardon sont en effet des déserts. Sur la surface blanche de la feuille ou de l’écran émergent quelques fragments d’asphalte, des lignes de trottoirs, de parkings ou de playgrounds, comme autant de signes d’une urbanité livrée à elle-même. Dans ces espaces délaissés, les objets clairsemés se sont imposés et contribuent à instiller une angoisse diffuse : leur coexistence et leurs agencements improbables semblent ourdir un plan indéchiffrable qui pèse comme une menace sourde.

Le passage du dessin à l’animation amplifie cette atmosphère paranoïaque, renforcée par les nappes sonores de la musique qui dotent l’image d’une épaisseur supplémentaire et d’une temporalité dilatée. La répétition du mouvement fait écho à la répétition même des gestes, des comportements mécaniques et conditionnés de l’expérience contemporaine. 
Les oeuvres de Nicolas Gaillardon sont des évocations d’une humanité qui semble s’être perdue. Elles ont aussi la poésie mélancolique du souvenir. Partout y subsistent des bribes de nature, des brins d’herbe ou des roseaux balayés par le vent, comme un souffle de vie, une légèreté qui résiste à la pesanteur et à l’effacement.

Pour plus d’informations : https://www.nicogaillardon.com

Présentation de l’artiste Elisabeth Chabuel

Pour Elisabeth Chabuel l’humain est au centre de son attention, de son inspiration.

Son histoire familiale et sa personnalité sont marquées par les secrets de l’histoire de la résistance, dans le Vercors, durant la Seconde guerre mondiale et par l’histoire des Balkans. Dans son travail d’écriture, elle s’attache particulièrement à la notion de mémoire, à tenter de capter et raconter ce qui fait trace en chacun de nous, à la croisée de l’histoire personnelle et collective.

Avec une écriture, parfois sur le mode du récit, de la pièce de théâtre ou de la description, elle nous raconte des histoires. Elle emmène souvent le lecteur sur la frontière tenue entre rêve et réalité. Lorsqu’elle tisse des fils entre le présent et le passé, l’ici et l’ailleurs, elle nous invite à aussi traverser le temps tel des funambules en équilibre sur le fils de la vie. Son écriture toute en délicatesse et métaphore laisse s’immiscer en nous des sensations des images. Le temps vibre, s’épaissit, parfois s’arrête et prend une couleur singulière.

«Je travaille sur la mémoire et m’inspire d’événements historiques, intimes ou sociétaux. Mes œuvres sont souvent ancrées dans le territoire où je vis, entre la Drôme et Grenoble. Au Village Olympique, en travaillant sur la trace avec la plasticienne Anne-Laure H Blanc, je poursuis sur les thèmes qui me sont chers, questionnant cette fois la carte et son décalage avec la réalité du territoire.»

«De projet en projet, j’approfondis mon travail sur l’exil et le temps, thèmes sur lesquels je me penche depuis plusieurs années et dont sont issus mes livres 7 44 K éditions, 2008 et Le Veilleur Créaphis Éditions, 2018, inspirés du croisement, dans mon univers poétique, de la fuite de ma famille après l’attaque du Vercors par les Allemands en juillet 1944, et de l’exode des Albanais lors de la guerre du Kosovo au printemps 1999.

Le Mur, mon dernier ouvrage à paraître est une recherche poétique sur les circulations humaines. Dans ce livre, j’évoque par une approche sensible et poétique la situation complexe et violente que nous traversons suite à l’enchevêtrement de tensions que crée la fermeture des frontières. La disparition des routes qui en découle empêche l’être humain de librement parcourir l’espace terrestre comme il l’entend. En le privant de faire sa propre expérience des territoires et des paysages, et de tisser sa géographie au rythme de ses propres pas, on l’ampute de données essentielles qui le constitue : l’espace et le temps. »

Dernières publications :

Les Passagers, Voix d’Encre, 2019

Passage de faune, Éditions Imprévues, Collection « Accordéons », 2019

Le Veilleur, Créaphis Éditions, 2018

Légende de la Belle Justine, Éditions Imprévues, 2017

Une ville s’enfuir !, Éditions Imprévues, Collection « Accordéons », 2014