Le projet en images

Géographies de Papier 2021- 2022

Le projet artistique

Présentation des artistes

Les vidéos des Lectures musicales partagées et des Projections en plein air

La calendrier

Géographies de papier 2021-2022

Résidence croisée littérature et arts plastiques à Grenoble

Les artistes du projet

Nicolas Gaillardon
artiste plasticien, musicien

Élisabeth Chabuel
poète

Géographies de papier 2021 - 2022 en images

CALENDRIER


AVRIL – MAI 2022

Exposition
Géographies de papier 2022, Paradis Paradis

Du mercredi 13 avril au samedi 21 mai 2022
A l’espace Prémol
Vernissage : mercredi 13/04 à 19H00
Lecture projection
Horaires d’ouverture :
Mercredi, jeudi vendredi de 12h30 à 18h00
Samedis 7/05, 14/05 et 21/05 de 13h à 18h
Accès : Tram A arrêt Arlequin, bus C3
Adresse : 7 Rue Henry Duhamel 38100 Grenoble
Entrée libre

Accueil des groupes : Une médiatrice vous accueille dans l’exposition. Elle est à l’écoute des visiteurs et disponible pour échanger sur les œuvres et la démarche artistique.
Contact : Frédérique RYBOLOVIECZ : frederique.r@mediarts38.fr , tel 06 62 70 64 13

Hors les murs
Mercredi 11 mai 17h
Lecture projection au Patio, 97 Gal de l’Arlequin, Grenoble -partenariat Barathym et bibliothèque Arlequin

OCTOBRE 2021 – MARS 2022

Depuis l’automne 2021, Nicolas Gaillardon et Elisabeth Chabuel ont partagé leur démarche de création, lors d’actions de médiation avec les scolaires. Ce sont plusieurs cycles de création numérique et d’ateliers d’écriture qui ont eu lieu et se poursuivent avec des élèves de CM, de 6 e, de 5 e et de 2nde dans différents quartiers de Grenoble. (Village Olympique, Bajatière, Villeneuve, Abbaye). Entre novembre-et février les artistes ont accompagné les élèves du collège Olympique, de l’école primaire Bajatière, du collège Munch. En mars 2022 ils proposeront une nouvelle démarche à des 6 e et des 3 e du collège Lucie Aubrac, au Lycée Argouges.

Images des ateliers au Collège Munch :

PROJET ARTISTIQUE

Résidence croisée littérature et arts plastiques à Grenoble
Présentation du projet
Le projet Géographies de papier est une invitation faite à deux artistes, l’une auteure, l’autre plasticien musicien de s’immerger ensemble sur un territoire, celui du Village Olympique, de porter un regard sensible sur ce territoire et de cheminer ensemble dans la création, chacun avec sa sensibilité, son médium. Médiarts propose aux artistes en création de prendre le temps, le temps du regard, seul, en duo mais également de prendre le temps de l’écoute, de la rencontre avec les habitants.

Depuis août 2021 Elisabeth Chabuel écrivaine poète et Nicolas Gaillardon plasticien et musicien travaillent en dialogue, ils tirent des fils de la création et tissent une toile dont les formes artistiques s’entremêlent.Ils préparent plusieurs objets artistiques qui seront présentés dans l’exposition « Géographies de papier, Paradis perdu » dont des dessins, des textes, un film d’animation et des performances lectures projections musicales.
Les questions du temps, de l’attente et de l’étrangeté sont au coeur de leur création aux sources d’inspirations multiples : l’histoire originelle du Village Olympique, son atmosphère actuelle, les dialogues qu’il ont eu avec les habitants de tous âges et leurs imaginaires d’artistes.

Nicolas et Elisabeth
« C’est cette expérience artistique qui nous lie.
Nous avons travaillé sur l’ambiguïté, ce que l’on a appelé avec Nicolas la zone grise.
Nous avons avancé d’une part en immersion régulière chacun de notre côté, au Village Olympique et d’autre part en échangeant régulièrement des textes et des images pour faire œuvre commune ».

Elisabeth Chabuel :« Je suis partie de plusieurs thématiques inspirées par notre immersion pour partager des questions sur le monde d’aujourd’hui : le décalage homme-femme, le manque d’argent, l’emprise, la survie, le bonheur, l’espoir. J’ai fait naitre plusieurs personnages, les rockeurs, l’amie qui veut sauver le paradis compromis. Il y a aussi Alice qui bascule dans un monde dont elle n’a pas les codes comme au pays des merveilles de Lewis Caroll. Elle part à la chasse au lapin qui lui échappe sans cesse ! »
Nicolas Gaillardon

Tout commence par un T ©Nicolas Gaillardon

NG ©Nicolas Gaillardon

Le ventre du village ©Nicolas Gaillardon

LES ARTISTES DE GEOGRAPHIES DE PAPIER

Présentation de l’artiste Nicolas Gaillardon

Nicolas Gaillardon est un artiste plasticien, musicien, né en 1983 à Orléans. Il vit et travaille à Grenoble.
Dans son atelier, ordinateurs, instruments de musique, appareils d’enregistrements sonore et carnets de dessins se côtoient. Ils constituent les outils essentiels pour récolter tous les ingrédients qui composeront ses œuvres futures : installations plastiques, dessins, films d’animation, performances.
Peut-être est-ce sa première formation dans les travaux publics, avant l’école d’art de Tours qui amène Nicolas Gaillardon à avoir une fascination toute particulière pour les objets mécaniques et industriels, les machines de chantier, les structures de constructions qui habitent son œuvre.
Depuis plusieurs années l’œuvre plastique et sonore de l’artiste est traversée par les questions du temps, de l’attente et de l’étrangeté. Le trait fin et la ligne précise, ses dessins épurés en noir et blanc semblent décrire un monde connu, mais très vite le spectateur est transporté ailleurs, dans un univers poétique et énigmatique ou une inquiétante étrangeté émane de lieux déserts indéfinis. Nulle présence humaine, seul le souffle de l’air ou la machine en mouvement attire notre attention, dans ce monde où la nature a presque disparue.
L’artiste plonge le visiteur dans des atmosphères où dans un premier temps, il invite chacun à faire appel à son imagination, à éprouver le curieux plaisir de se raconter une histoire. Puis, le scénario déclenché par les rencontres d’objets inattendus et les interactions suggérées par l’artiste reste ouvert et prend des directions différentes selon la sensibilité de chacun. Dans les films d’animations, rapidement le mouvement répétitif déclenche fascination et sentiment angoissant aux accents dramatiques.
Le temps s’étire et l’espace est inconnu. Sentiments contradictoires de connexion et déconnexion au monde. L’artiste sème des interrogations fécondes. Archéologie du futur ? Monde imaginaire aux accents ironiques ? Mélancolie ? Fragilité du vivant ?

Pour plus d’informations : https://www.nicogaillardon.com

Présentation de l’artiste Elisabeth Chabuel

Pour Elisabeth Chabuel l’humain est au centre de son attention, de son inspiration.

Son histoire familiale et sa personnalité sont marquées par les secrets de l’histoire de la résistance, dans le Vercors, durant la Seconde guerre mondiale et par l’histoire des Balkans. Dans son travail d’écriture, elle s’attache particulièrement à la notion de mémoire, à tenter de capter et raconter ce qui fait trace en chacun de nous, à la croisée de l’histoire personnelle et collective.

Avec une écriture, parfois sur le mode du récit, de la pièce de théâtre ou de la description, elle nous raconte des histoires. Elle emmène souvent le lecteur sur la frontière tenue entre rêve et réalité. Lorsqu’elle tisse des fils entre le présent et le passé, l’ici et l’ailleurs, elle nous invite à aussi traverser le temps tel des funambules en équilibre sur le fils de la vie. Son écriture toute en délicatesse et métaphore laisse s’immiscer en nous des sensations des images. Le temps vibre, s’épaissit, parfois s’arrête et prend une couleur singulière.

«Je travaille sur la mémoire et m’inspire d’événements historiques, intimes ou sociétaux. Mes œuvres sont souvent ancrées dans le territoire où je vis, entre la Drôme et Grenoble. Au Village Olympique, en travaillant sur la trace avec la plasticienne Anne-Laure H Blanc, je poursuis sur les thèmes qui me sont chers, questionnant cette fois la carte et son décalage avec la réalité du territoire.»

«De projet en projet, j’approfondis mon travail sur l’exil et le temps, thèmes sur lesquels je me penche depuis plusieurs années et dont sont issus mes livres 7 44 K éditions, 2008 et Le Veilleur Créaphis Éditions, 2018, inspirés du croisement, dans mon univers poétique, de la fuite de ma famille après l’attaque du Vercors par les Allemands en juillet 1944, et de l’exode des Albanais lors de la guerre du Kosovo au printemps 1999.

Le Mur, mon dernier ouvrage à paraître est une recherche poétique sur les circulations humaines. Dans ce livre, j’évoque par une approche sensible et poétique la situation complexe et violente que nous traversons suite à l’enchevêtrement de tensions que crée la fermeture des frontières. La disparition des routes qui en découle empêche l’être humain de librement parcourir l’espace terrestre comme il l’entend. En le privant de faire sa propre expérience des territoires et des paysages, et de tisser sa géographie au rythme de ses propres pas, on l’ampute de données essentielles qui le constitue : l’espace et le temps. »

Dernières publications :

Les Passagers, Voix d’Encre, 2019

Passage de faune, Éditions Imprévues, Collection « Accordéons », 2019

Le Veilleur, Créaphis Éditions, 2018

Légende de la Belle Justine, Éditions Imprévues, 2017

Une ville s’enfuir !, Éditions Imprévues, Collection « Accordéons », 2014

LECTURES PARTAGÉES

Vidéo : Lectures partagées et lectures musicales du Vendredi 2 juillet2021 à la Pirogue.

PROJECTIONS EN PLEIN AIR

Vidéo : Projection en plein air au Village Olympique les 23 et 25 novembre 2021 rue Claude Kogan, ainsi que les 14 et 16 décembre au collège du Village Olympique.